Toi, les études c’est pas ton truc ?

J’ai envie de parler d’un sujet, enfin dans le cas présent qu’une remarque qu’on m’a faite récemment du fait que je fasse de l’alternance : “Toi, les études c’est pas ton truc ?”. Alors cela n’aura peut être pas grand chose à voir avec le voyage à proprement parler. Mais je vais parler aussi de rêve, de passion, d’évasion. Et tout ces termes, se sont aussi un peu le voyage…

Alors, oui, en effet, je ne sortirais pas diplômée d’HEC ou je ne sais quelle autre école de commerce, d’ingénieur, ni même de médecine. Cependant, mes études à moi me laissent le temps de me chercher, de me trouver. Et aujourd’hui c’est d’ailleurs la plus grosse difficulté à laquelle je sois confrontée : “Qui suis-je ?”, “que pourrais-je apporter à la société ?’, ” est-ce que je pourrais apporter ma pierre à l’édifice du monde ?”. Oui, de nombreuses questions me traversent souvent l’esprit parce qu’aujourd’hui c’est compliqué je trouve de trouver une place dans un monde où les médias nous assomment d’informations peu joyeuses et où le web devine ce dont nous allons avoir envie avant même que nous ayons pu en avoir l’idée.

Je suis jeune, j’ai très certainement le temps de trouver ma place dans une société de consommation où le découragement est aussi présent. Le découragement mais aussi une forme de passivité face au monde qui se déroule sous nos yeux. Aucune envie de prédire l’avenir, ou d’y réfléchir, d’y trouver un queleques sens. De toute façon, on verra demain. You Only Life Once comme on dit. Et c’est vrai dans le fond. Quand je mets toutes mes économies dans un billet d’avion ou un appareil photo, c’est aussi un peu ma façon à moi de vivre Y.O.L.O.. Chacun son truc.

Mais même en essayant de rentrer dans le moule d’une génération vis-à-vis d’un monde que celle d’avant, je n’arrive pas à me trouver cette place. Cette place qui m’évitera les nuis où je tourne, re-tourne et re-re-tourne ma tête pour essayer de trouver des semblants de réponses à des questions qui sont, je vous l’accorde, très existentielles. C’est peut-être très égoïste de réfléchir à sa place dans le monde alors que certains veulent juste trouver un endroit où ils ne risques pas de se prendre une bombe sur la tête. Seulement, je considère que j’ai aussi la chance d’être de ce côté du monde où j’ai les moyens d’agir pour le côté qui a besoin d’aide. Et comment pourrais-je apporter une aide à la hauteur de leur espérance si je ne sais même pas par où commencer pour le faire ?

Aussi, je pense à la dernière fois où je me promenais à Montparnasse, vous savez, sur cette grande place où très souvent des recruteurs de donateurs viennent vous démarcher pour que vous puissiez donner à l’association en question ? Eh bien, le cher jeune homme qui me vendait tous les mérites de donner : qu’on était souple, que c’était une B.A., que même si on donnait peu, grâce à chaque donateur ils pouvaient fournir par exemple des kits de premières hygiènes là où il faudrait. Oui, je suis entièrement d’accord, qui plus est si l’association en question est clean. Cependant, il m’a sorti un arguement qui a fait tilt : “certains donnent, mais c’est tellement proportionnel à ce qu’ils gagnent qu’ils ne s’en rendent même pas compte, ça devient une petite charge classique qui vous demande pas d’effort financier particulier, bref, vous donnez sans vous en rendre compte”. Vu comme ça, oui, c’est trop cool. Mais pour toi, donner c’est juste verser 10 € qui serviront très certainement à concrétiser de nombreux projets, mais surtout, tu pourras aussi t’endormir sur tes deux oreilles sous soucis car tu auras fais ta B.A. du jour. Oui, c’est bien. Mais j’ai essayé de défendre mon point de vue en expliquant que je préfèrais prendre le temps d’aller sur place pour aider, que selon moi ça serait beaucoup plus concret, etc. Bon, le mec était déçu, j’ai pas signé. Mais j’ai trouvé le dernier argument très bonne conscience et j’ai peu apprécié. Alors, oui, on peut valoriser notre conscience de citoyen, c’est top. Mais pour moi aider, c’est de l’investissement, et je n’aime pas faire les choses à moitié. Enfin, bref, je m’égare avec ces quelques lignes.

Je vous parle de quête d’identité parce que connaître son identité c’est aussi connaître sa passion. Une passion c’est quoi ?

D’après le Larousse : État affectif intense et irraisonné qui domine quelqu’un

 Hm… Vu comme ça, je confirme que l’amour peut parfois être une passion. Mais ne pouvons-nous pas ressentir de la passion pour quelque chose ? Il me semble que oui. Nous pouvons ressentir de la passion pour quelque chose parce que celle-ci va nous animer, nous donner envie de se battre pour la vivre à 200%. La passion serait quelque chose pour laquelle on ferait des sacrifices plus ou moins importants. La passion est irraisonnée ? Je reste aussi perplexe parce que malgré tout, il est selon moi compliqué de laisser certaine passion prendre le dessus, justement pour le côté irraisonné de la chose… Parfois il va falloir attendre de se raisonner, et de réduire l’ambition de notre passion pour pouvoir la concilier avec le “réel”. Mais parfois, on attendra patiemment que le temps passe jusqu’au jour où l’on pourra réaliser ses rêves, vivre sa, ses passions sans aucunes contraintes car on aura travailler pour. Quand je dis travailler, ce n’est pas seulement professionnellement parlant mais c’est aussi sur soi. Les épreuves auxquelles la vie peut nous soumettre sont importantes dans la construction de sa personne, de sa personnalité et de ses rêves.

J’ai essayé de faire quelques choses de structuré mais c’était vraiment trop compliqué de synthétiser ce genre de pensée où la colère est un peu présente. Enfin, je continuerais mais études en alternance car je pense que c’est la solution à pas mal de choses dans notre cher pays qu’est la France.

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