Pourquoi je ne veux plus faire le tour du monde ?

 

“Faire le tour du monde” a fait coulé beaucoup d’encre, de nombreuses personnes y adhèrent, de nombreuses en rêvent mais ne partent jamais, d’autres organisent un peu en avance et certaines partent du jour au lendemain. Quelques’unes rédigent de nombreux écrits, papiers, blog. D’autre en font de jolis albums photos. Peut importe quand, comment, avec qui et le souvenir qu’on en garde mais il faut dire que partir pendant un an faire le tour du monde en avion souvent (désolée Magellan).Et pendant trèèèès longtemps j’ai eu envie, moi aussi de partir pendant un an et faire des stops là où ça me chanterait pour juste profiter et découvrir de nouvelles choses. Et pourtant aujourd’hui, à force de voir des photos de merveilleux endroits sur terre, des écrits sur ces lieux qui semblent magiques, je me dis que ma vie ne me suffira pas… Alors imageons nous une année seulement. Beaucoup trop court.

Aujourd’hui j’arrive presque à me dire que je ne verrais pas tout. C’est bête vous allez me dire car c’est évident que la Terre ne nous livre pas tous ces secrets en une vie, mais si on ne rêve pasà quoi sert une vie ? Mais revenons-en au sujet principal de l’article…

Pourquoi j’ai longtemps voulu partir et faire le tour du monde pendant un an ? Et avec un billet ZipWorld (parce que j’ai déjà fais le tour de nombreux sites proposant ces fameux packages hyper rentables).

Parce que c’était “cool”. Bah oui : “Eh les copains ! C’est décidé je pars pendant un an découvrir le monde, je vais faire un tour du monde”. Avouez, vous connaissez tous quelqu’un qui a ce genre d’attitude. Et clairement, quand on sort du dur de l’adolescence, que l’on découvre l’indépendance, partir au bout du monde pour “se ressourcer”, ça vend du rêve… Je vous rassure cette attitude du trop cool n’a pas duré bien longtemps. Parce que je me suis rapidement rendue compte que j’adhérais à des voyages avec plus de sincérité, plus d’ouverture d’esprit. En voyage, je fais peu souvent partie de la bande de back-packer déchaînés à des heures pas possible. Je suis plutôt celle qui se lève à l’heure où ils rentrent se coucher. Quoi de mieux pour profiter d’un lieu vide ? D’ailleurs, si cela peut vous convaincre, jetez un œil à mon article sur mon séjour à Prague.

Je crois qu’à ce moment j’avais toujours envie de partir faire le tour du monde pendant un an puis de revenir bien sagement reprendre un parcours plus classique, et repartir très souvent bien sur, mais peut-être pas aussi longtemps. En réalité le tour du monde est une super alternative quand on a un peu peur de se lancer dans une vie plus nomade. Et, c’est loin d’être une critique car je pense que nous sommes fais pour être sédentaires (à différent niveau). On l’est depuis des milliers d’années, alors…

Le tour du monde était pour moi une superbe opportunité pour découvrir le monde de part et d’autre, et retrouver mon petit confort occidental. Mais près de 8 mois plus tard, mon regard  est en train de changer. Pour différentes raisons.

Comme je vous l’ai dis, j’ai peur que ça ne me suffise pas. De ne pas être pleinement comblée par toutes les choses que je verrais car j’aurais forcément dû me limiter à certains lieux, paysages, endroits faute de temps. J’en parle dans mon article sur le Slow-Travel, j’ai aussi peur d’être écoeurée car je n’aurais pas le temps de digérer tout ce que j’aurais vu, que je serais déjà entrain de découvrir autre chose. Alors, c’est top d’être tenu en haleine mais je pense que ça doit être davantage profitable sur des courtes périodes.

Ne plus vouloir faire le tour du monde en un an. Mais clairement, j’adorerai faire le tour du monde toute ma vie. Aller dans des tas d’endroits différents parce que WAHOU. Rien que ça ! Le monde donne des papillons dans le ventre à la vue de certaines photos. Seulement, je commence à percevoir le voyage comme un mode de vie complet.

Je m’explique, je pense que la meilleure façon de découvrir un lieu de s’ancrer à la vie sur place, chose moyennement possible en peu temps.  C’est apprendre quelques mots de la langue local, avoir pourquoi pas quelques habitudes etc. Bref, s’installer à part  entière dans une ville pendant un temps assez long pour vivre aux couleurs locales. Et non pas juste aller voir ce qu’il y a à voir ! Il y a deux possibilités à voyager de cette manière :

  • Soit vous vous installez pendant 1 mois dans une capitale par exemple et la découvrez de fond en comble pour découvrir tout ce qu’elle a offrir, ses lieux touristiques mais ceux plus insolites aussi.
  • Soit vous vous installez 4, 5, 6 mois ou plus dans une ville, mais dans ce cas là, jouez la stratégie pour aller vous balader autours et découvrir la profondeur du pays.

Et le mode de vie sédentaire dans tout ça  ? C’est vrai, je pense qu’on est fait pour être à peu près sédentaire et non nomade.  Bien sur, je conçois que l’on puisse être beaucoup plus heureux en tant que nomade que sédentaire.

Pour qu’on soit clair, quand je dis nomade, c’est réellement vivre sans lieux fixe, ne jamais s’installer quelque part et changer d’endroit très régulièrement (15 jours). Ce mode de vie est alors possible sur un tour du monde à durée plus ou moins limitée mais, pour une vie entière, je pense que le manque de stabilité se fait ressentir. D’où l’envie de m’installer au moins plusieurs mois dans un pays pour en découvrir les nombreuses facettes. Ces mois d’installation incluraient des périodes plus nomade, mais j’aimerais me fonder un quotidien… Qui ne durerait pas trop trop longtemps. En gros, j’ai envie de vivre à l’étranger. Mais ne pas me fixer sur un pays pour la fin de ma vie.

Ces visions de la vie sont utopistes mais après tout j’ai 21 ans, et si je ne le suis pas à mon âge, quand pourrais-je l’être ?

J’ai juste compris qu’un tour du monde ne serait peut être pas suffisant à combler ma soif de voyage et de découverte. La vie s’en chargera.

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